On sait que le roman, tout comme son adaptation en BD, s'ouvre sur l'image de la statue de la Liberté, brandissant, au lieu du flambeau, une gigantesque épée. On peut y trouver toutes sortes de significations symboliques. Or, je l'ai su récemment, les armoiries de Prague, ville natale de Kafka, montrent justement un bras armé d'une épée.
Curieusement, dans un de ses écrits, «Les Armes de la Ville», il parle plutôt d'un énorme poing, prêt à s'abattre sur la ville. Sans épée
Prague est un endroit fascinant. Il faut que j'y aille un de ces jours.
vendredi 12 avril 2013
dimanche 7 avril 2013
Kafka vu par Kafka
Quelques dessins de Franz Kafka lui-même. Peut-être pas de quoi en faire un roman graphique, mais drôlement intéressant quand même. Il y en d'autres ici : http://fabienrothey.hautetfort.com/archive/2012/11/15/les-dessins-de-kafka.html
jeudi 7 février 2013
Kafka et moi
Le roman «L’Amérique» de Kafka est génial. S’il en avait été
autrement, je n’aurais jamais songé à l’adapter. Mais c’est en même temps une
œuvre inachevée, imparfaite, parfois décousue, déroutante. C’est ce qui rendait
pour moi les choses particulièrement intéressantes, le défi étant d’en tirer,
tout en respectant les intentions de l’auteur, un récit, un scénario et une BD
qui se tiennent. Il a fallu pour cela élaguer (sans quoi je me serais retrouvé
avec un album de mille pages), simplifier, condenser, résumer, sans que cela ne
se sente trop, mais aussi reconstruire, enchaîner et faire quelques ajouts pour
remplir les trous, notamment à l’avant-dernier chapitre, où certains passages
sont de pures fabrications.
Il y a de l’humour dans Kafka, beaucoup d’humour. Encore
faut-il savoir le détecter. Tout est dans le point de vue, dans la façon dont
on l’aborde. Cet humour particulier, où entrent absurde, pessimisme et
auto-flagellation est souvent qualifié d’humour juif. On peut penser à Woody Allen,
à Mordecai Richler, à Art Spiegelman et à plusieurs autres. Toutefois, il n’est
pas nécessaire d’être juif pour l’apprécier, ni même pour le pratiquer.
mercredi 12 décembre 2012
La couverture
La couverture de l'album, sous son aspect à peu près final. Elle est faite depuis quelque temps déjà. Je peux la montrer maintenant, puisque la Pastèque l'a présentée officiellement dans la section «À paraître» de son site web. Parution prévue en mars.
http://www.lapasteque.com/LAmerique.html
samedi 29 septembre 2012
L'Amérique ou le Terminé
C’est officiel : je viens de finir – crayonné, encrage
et tons de gris – la cent cinquante-huitième et dernière page de l’album, comme
en fait foi le tableau ci-dessous. Presque sept ans de travail (pas à temps
plein, mais tout de même). Je n’aurais jamais cru ça lorsque j’ai commencé.
Il me reste à compléter l’emballage, notamment la couverture
et les pages-titre de chapitres. Les pages de garde sont déjà faites. Pour le
reste, j’ai déjà une bonne idée.
Avec La
Pastèque, les choses commencent à se mettre en place. La
parution est prévue pour le printemps prochain.
mercredi 12 septembre 2012
Pages de Garde
Dans le dernier message posté sur le blog, voici bientôt
deux mois, je disais que je donnerais des nouvelles quand j’aurais du nouveau.
J’ai été occupé ailleurs, mais les choses ont tout de même avancé. L’album
n’est pas terminé, mais vraiment très, très près de la fin.
Pour les pages de garde, j’ai
produit ce dessin, basé sur une case du chapitre III, elle-même inspirée du
célèbre et très ancien jeu des Serpents et Échelles. L’image symbolise le sort
du héros Karl Rossmann, soumis aux caprices de la destinée, avec ses hauts et
(surtout) ses bas.
Habituellement, les planches du jeu sont ornées de petites
vignettes, qui visent à démontrer, de façon très morale, que les mauvaises
actions sont toujours punies et les bonnes récompensées. On sait que, dans la
réalité, c’est loin d’être le cas.
mercredi 18 juillet 2012
Sevrage
«On dut expier ce discours en faisant le chemin au pas de course. Ce ne fut d’ailleurs pas trop difficile car – c’est alors seulement que Karl s’en aperçut – personne ne portait de bagages ; le seul était, au fond, la voiture d’enfant qui, maintenant en tête de la troupe, exécutait des soubresauts de déhanché, poussée par le père de famille»
Franz Kafka, L’Amérique, traduction d’Alexandre Vialatte.
J’ai alimenté fidèlement ce blog depuis trois ans et demi,
rendant compte presque à chaque semaine des recherches et des progrès dans la
réalisation de mon album. Comme celui-ci est presque terminé, je n’aurai pas
grand-chose à y mettre au cours des prochains mois. Le blog étant devenu pour
moi une habitude profondément ancrée, je dois en quelque sorte m’en sevrer,
d’autant plus que je serai plutôt occupé à une foule d’autres choses.
Alors, je montre ici avant la pause une dernière case, tirée
de l’avant-dernière page de l’album, parce que j’aime bien ce dessin et aussi
parce qu’il a pour moi de vagues réminiscences cinématographiques, même si je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
Je donnerai des nouvelles quand j’aurai du nouveau.
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