mercredi 12 décembre 2012
La couverture
La couverture de l'album, sous son aspect à peu près final. Elle est faite depuis quelque temps déjà. Je peux la montrer maintenant, puisque la Pastèque l'a présentée officiellement dans la section «À paraître» de son site web. Parution prévue en mars.
http://www.lapasteque.com/LAmerique.html
samedi 29 septembre 2012
L'Amérique ou le Terminé
C’est officiel : je viens de finir – crayonné, encrage
et tons de gris – la cent cinquante-huitième et dernière page de l’album, comme
en fait foi le tableau ci-dessous. Presque sept ans de travail (pas à temps
plein, mais tout de même). Je n’aurais jamais cru ça lorsque j’ai commencé.
Il me reste à compléter l’emballage, notamment la couverture
et les pages-titre de chapitres. Les pages de garde sont déjà faites. Pour le
reste, j’ai déjà une bonne idée.
Avec La
Pastèque, les choses commencent à se mettre en place. La
parution est prévue pour le printemps prochain.
mercredi 12 septembre 2012
Pages de Garde
Dans le dernier message posté sur le blog, voici bientôt
deux mois, je disais que je donnerais des nouvelles quand j’aurais du nouveau.
J’ai été occupé ailleurs, mais les choses ont tout de même avancé. L’album
n’est pas terminé, mais vraiment très, très près de la fin.
Pour les pages de garde, j’ai
produit ce dessin, basé sur une case du chapitre III, elle-même inspirée du
célèbre et très ancien jeu des Serpents et Échelles. L’image symbolise le sort
du héros Karl Rossmann, soumis aux caprices de la destinée, avec ses hauts et
(surtout) ses bas.
Habituellement, les planches du jeu sont ornées de petites
vignettes, qui visent à démontrer, de façon très morale, que les mauvaises
actions sont toujours punies et les bonnes récompensées. On sait que, dans la
réalité, c’est loin d’être le cas.
mercredi 18 juillet 2012
Sevrage
«On dut expier ce discours en faisant le chemin au pas de course. Ce ne fut d’ailleurs pas trop difficile car – c’est alors seulement que Karl s’en aperçut – personne ne portait de bagages ; le seul était, au fond, la voiture d’enfant qui, maintenant en tête de la troupe, exécutait des soubresauts de déhanché, poussée par le père de famille»
Franz Kafka, L’Amérique, traduction d’Alexandre Vialatte.
J’ai alimenté fidèlement ce blog depuis trois ans et demi,
rendant compte presque à chaque semaine des recherches et des progrès dans la
réalisation de mon album. Comme celui-ci est presque terminé, je n’aurai pas
grand-chose à y mettre au cours des prochains mois. Le blog étant devenu pour
moi une habitude profondément ancrée, je dois en quelque sorte m’en sevrer,
d’autant plus que je serai plutôt occupé à une foule d’autres choses.
Alors, je montre ici avant la pause une dernière case, tirée
de l’avant-dernière page de l’album, parce que j’aime bien ce dessin et aussi
parce qu’il a pour moi de vagues réminiscences cinématographiques, même si je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
Je donnerai des nouvelles quand j’aurai du nouveau.
lundi 2 juillet 2012
HHHH (statistiques)
Lorsque je jette un œil sur les statistiques de
fréquentation du blog, je peux y voir toutes sortes de choses intéressantes,
comme le nombre de visiteurs pour une période donnée, leur provenance, les
pages consultées, les mots-clés les plus utilisés dans les moteurs de
recherche, etc.
J’ai été intrigué de constater que, parmi les pages
visitées, celle postée le 23 mai 2010 sous le titre «À bout de souffle» était
l’une des plus populaires, en particulier auprès des internautes d’Afrique du
nord, Tunisie, Algérie et surtout Maroc (le Maroc étant d’ailleurs le troisième
pays en importance, après le Canada et la France, quant au nombre de visites pour le blog
dans son ensemble).
Dans cette page, je débattais de la meilleure onomatopée pour
suggérer l’essoufflement et en venais à la conclusion que «HHHH» était le choix
le plus indiqué. Or, il semble que l’expression «HHHH» ait un sens particulier
pour les personnes de langue arabe. En faisant des recherches, j’ai cru
comprendre que c’était à peu près l’équivalent de «LOL», mais je ne puis
l’affirmer avec certitude.
Si un aimable lecteur, marocain ou autre, daignait
m’éclairer sur le sujet, j’apprécierais
dimanche 17 juin 2012
Résultats du concours
Le concours est terminé. Il s’agissait de produire une case
encrée et/ou colorée, dans le style de son choix, à partir du crayonné
ci-dessus. Il n’y aura eu, en tout et partout, que trois participants. C’est
moins que ce que j’aurais espéré, mais je n’ai aucun regret, car les trois
contributions sont vraiment excellentes. Félicitations à tous les trois.
Pour commencer, la version envoyée par Étienne Laroche.
Le dessin est rendu fidèlement, même si c’est assez différent
de ma propre version, le but de l’exercice étant de toute façon de faire autre
chose qu’une copie conforme. On est évidemment assez loin de la ligne claire,
l’encrage n’est peut-être pas impeccable, mais peu importe, c’est la couleur
qui fait le gros du travail et elle le fait de belle façon, avec son ambiance
frénétique de nuit chaude et ses éclairages appuyés. Il y a beaucoup de blanc,
mais l’effet nocturne est quand même bien rendu. Un peu chaotique mais, comme
il s’agit d’une scène d’émeute, c’est dans le ton.
Pour voir le travail d’Étienne : http://lerocher.deviantart.com/gallery/
La version de Franck Formantin est visiblement plus soignée,
plus précise. Il a représenté la scène en plein jour, alors que j’avais prévu
une scène nocturne, ce qui change un peu l’ambiance. Les modelés dans la
couleur sont très travaillés et tout à fait remarquables, encore plus si on
zoome sur l’image. Mais, pour cette raison, l’encrage, très net et très ligne
claire, paraît presque superflu. J’ai une petite réserve quant aux décors
tracés à la règle, qui me paraissent un peu schématiques. Par contre, les
gueules grimaçantes des personnages ont beaucoup d’effet.
On remarquera le petit clin d’œil dans l’image, sans doute
destiné à amadouer le jury. Bon ... Je dois reconnaître que la présence de Red
Ketchup, bien qu’anachronique, convient bien à la scène.
On peut aussi voir le travail de Franck sur Deviantart :
http://happycalamari.deviantart.com/
Dans sa version, Jean-Philippe Perreault a fait le pari
audacieux de travailler en noir et blanc pur (à l'exception des petits flous à
peine perceptibles autour des lampadaires) Il s'en tire avec beaucoup de style
et d'élégance. Quelle force expressive dans ces clairs-obscurs ! Quelle
recherche dans les contrastes !
Détail curieux : le candidat Lobter a une moustache sur
la première affiche et n’en a pas sur la deuxième. Peccadille sans conséquence,
puisque c’est à cette version que j’ai décidé d’accorder la palme du vainqueur.
BRAVO JIPI ! (applaudissements).
On peut visiter son blog à l’adresse :
http://jipiman.blogspot.ca/
http://jipiman.blogspot.ca/
Pour terminer, une version hors-concours : celle qui
apparaîtra dans l’album. Celle-là, je ne la commente pas
samedi 9 juin 2012
Happy Ending ?
Comment aurait dû se terminer le roman inachevé
«L’Amérique»? Kafka a toujours laissé planer le doute quant à son dénouement
final, laissant entendre tour à tour que son héros Karl Rossmann trouverait
enfin au Théâtre de la Nature
d’Oklahoma une profession, la liberté, un soutien et sa famille, ou au
contraire qu’il finirait ses jours ignominieusement, exécuté comme un criminel
(comme plus tard Joseph K. dans «Le Procès»).
Je n’ai pas l’intention de trancher et de donner une réponse
dans mon adaptation. Je peux cependant, tout en laissant la question ouverte,
chercher des pistes et avancer des hypothèses.
On pourrait imaginer que Karl est déjà mort dans ce dernier chapitre, le Théâtre de la Nature devenant ainsi une
allégorie de l’au-delà. Le fait que les candidats à l’embauche soient
accueillis à l’entrée par des anges jouant de la trompette, comme au Jugement
Dernier, a une portée symbolique évidente.
http://www.youtube.com/watch?v=wHGAMjwr_j8&feature=related
Pour en revenir à notre histoire, on se souviendra peut-être
que Karl Rossmann le paria, l’éternel exclu, dépouillé de son identité après
avoir dégringolé l’échelle sociale, s’est engagé au Théâtre de la Nature sous le nom de
«Negro», ce qui pourrait laisser entendre que ce serait lui, le lynché de
l’Idylle en Oklahoma.
Je l’ai donc représenté ainsi. Comme il s’agit d’une image
purement hypothétique, ne faisant pas partie du récit comme tel, elle ne fera
pas partie de l’album. Tout de même, ça m’a fait un drôle d’effet de le
dessiner mort.
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