vendredi 1 juillet 2011

Premier Juillet


De retour sur l’album et sur le blog après une longue absence : quatre semaines de voyage en Europe, un festival, deux expositions, sans compter le temps consacré à préparer tout ça. Pas un seul dessin, à l’exception de quelques dédicaces. Les dédicaces, c’est sympathique, mais ça ne compte pas vraiment.

Je dois dire que je suis plutôt rouillé. J’aimerais avoir la facilité de certains qui dessinent comme ils respirent, mais ce n’est pas le cas. Alors, pour m’y remettre peu à peu, j’ai commencé par mettre la touche finale – à savoir les tons de gris – à des pages dessinées depuis un bout de temps. C’est un travail plutôt mécanique, qui ne demande pas de se sentir génial ou super-inspiré. Il faut bien commencer quelque part.

Du coup (comme disent les Français), j’ai terminé une case qui m’avait donné du film à retordre dès sa conception (voir sur ce blog : «Qu’est-ce qui ne va pas dans ce dessin ?», octobre 2010). Ça tombe bien : il s’agit d’une scène de déménagement, on est aujourd’hui le 1er juillet, justement, et j’ai passé la journée à aider mon fils à déménager.


Sur le même sujet, j’avais réalisé en 97 une illustration pour le roman de Guy Lavigne «Dans la Peau de Bernard», à la Courte Échelle.

mercredi 18 mai 2011

Encore Red


Pour l'expo Red Ketchup le mois prochain à Lyon, j'ai fabriqué ce masque de style vaguement africain, inspiré du dessin de couverture de l'album de Michel Risque «Destination Z». C'est un prototype. Si jamais quelqu'un est intéressé, je peux prendre des commandes.


lundi 9 mai 2011

En attendant


Je viens de terminer le dessin pour la quatrième de couverture du cinquième album de Red Ketchup «Le Couteau aztèque», qui doit paraître cet automne à la Pastèque.

Si l’on compare avec les quatrièmes de couverture des albums précédents, on peut y voir quelque chose comme un pattern. Ce n’est pas un hasard.


«Le couteau aztèque» a paru dans CROC dans le temps, mais jamais en album. Pour cette raison, l’idée de ce dessin a passé une vingtaine d’années dans la file d’attente avant d’être finalement réalisée. Il était temps.

Il me faut aussi finaliser la couverture et les pages de garde, en plus de nettoyer, restaurer et ajuster à partir des scans les pages intérieures, travail long et fastidieux, mais nécessaire.

Je dois régler le tout rapidement, car je pars pour l’Europe dans trois semaines. Je présenterai notamment l’exposition Red Ketchup au Festival BD de Lyon à partir du 17 juin et une autre exposition, différente de la première, à La Gallery, à Paris la semaine suivante. Il me faut donc évidemment préparer les deux expos avant le départ.

C’est dire qu’avec tout ça, je ne sais pas trop quand je pourrai me remettre sérieusement à mon opus kafkaïen. Mais ça demeure ma priorité. La gestion du patrimoine, c’est très bien, mais ce n’est pas le principal.

vendredi 22 avril 2011

Avant l'Apocalypse

Cette page fait partie d’un projet futur sur lequel je compte travailler à temps perdu et mener à terme quand j’en aurai fini avec L’Amérique ou le Disparu.

J’envisage un album couleur grand format, d’une vingtaine de pages, ou un peu plus, qui ne serait pas tout à fait de la BD au sens classique, mais plutôt une série de tableaux pleine page, accompagnés de courts textes narratifs. Ces textes seraient présentés comme les extraits du journal intime d’une jeune fille, sorte d’Anne Frank jurassique, qu’on voit ici promenant son animal de compagnie.

J’ai commencé à imaginer l’univers particulier de ces dinosaures costumés à la mode 1900, dans une société impitoyable, figée dans l’immobilisme et vouée à la destruction (d’où le titre), mais je ne sais pas pour l’instant quelle sera la trame du récit, ni même si récit il y aura. On verra.

Comme L’Amérique ou le Disparu, il s’agit d’une vieille idée que j’avais rangée au fond d’un tiroir et que je ressors aujourd’hui, pendant qu’il en est encore temps. Quelque part dans les années 90, à l’époque où les dinosaures de Spielberg faisaient fureur, j’avais réalisé, strictement pour m’amuser, une illustration couleur, en me disant que cela me servirait peut-être un jour.


L’illustration faisait partie de l’exposition rétrospective que j’ai tenue à l’UQO l’automne dernier. Quelques-unes de mes étudiantes l’ayant remarquée, elles m’ont suggéré de relancer l’idée. J’ai donc entrepris de produire une nouvelle version avec texte, provisoirement en noir et blanc, et c’est en la dessinant que j’ai eu envie de pousser un peu plus loin. Pour l’instant, la page apparaît dans Plan B, le magazine annuel des étudiants en BD de l’UQO, auquel j’ai participé à titre d’invité.

À propos de l’UQO, les cours ont pris fin cette semaine, ce qui devrait me laisser un peu de temps pour faire autre chose.

Alors, comme disait le commissaire Bougret : «En route vers de nouvelles aventures!»

samedi 16 avril 2011

Face à face avec Beethoven

...il empoigna Karl par le plastron de sa chemise, le souleva presque du sol et le jeta, sans même, de mépris, le regarder, contre une armoire qui se trouvait à quelques pas, si violemment que Karl, dans les premiers instants, pensa que les douleurs cuisantes qu’il ressentait dans la tête et dans le dos, en allant buter sur le meuble, provenaient de la main même de Delamarche. Des ténèbres montaient devant ses yeux étourdis...

Franz Kafka, L’Amérique, traduction Alexandre Vialatte.


Quelque chose me dérangeait avec mon interprétation de cette scène dans le crayonné de la BD. Bien sûr, ça ne colle pas exactement au texte, mais là n’est pas la question. Dans le roman, le rythme particulier de la phrase, l’accumulation de virgules, cette précision dans les détails tout à fait kafkaïenne, pour décrire une action ultra-rapide produisent un curieux effet de ralenti. Si je choisissais d’aller dans cette direction, mon album s’étendrait facilement sur mille pages. Comme c’est une adaptation, je peux me permettre d’être un peu plus expéditif.



Non, ce qui ne va pas, c’est la case du milieu. Comme je fais de la BD et non du dessin animé, je dois choisir la phase de l’action, l’instant correspondant à chaque case. J’avais prévu saisir l’instant précis de l’impact du crâne de Karl sur le coin de la commode, impact suivi de son évanouissement. Mais, j’avais beau travailler et retravailler le dessin, je n’arrivais pas à rendre la chose de façon satisfaisante. La case restait désespérément immobile, figée. Pour y voir plus clair, j’ai visionné et revisionné la vidéo de l’incident Chara-Pacioretty.

J’ai fini par comprendre qu’il n’était pas intéressant de montrer l’impact lui-même et qu’il était de beaucoup préférable d’en montrer l’effet (ou l’anticipation). Action-réaction. Et comme une commode ne réagit pas beaucoup, j’ai pensé utiliser le buste de Beethoven trônant sur le dessus du meuble, en le faisant basculer (le buste n’est pas mentionné sans le roman, mais figurait déjà dans le décor de la BD). Le crâne de Karl percutant le coin du meuble se retrouve hors-champ, ce qui simplifie les choses.



Je crois que le résultat est meilleur ainsi.

lundi 4 avril 2011

More taches

Un exercice analogue au précédent, mais en couleurs cette fois-ci.

Ciel ! Serais-je tout à coup en train de faire de l’Art ?



vendredi 1 avril 2011

Taches








Un petit jeu formel sans conséquence.