samedi 24 mars 2012

X30


En primeur, l'illustration pour l'affiche de l'expo Red Ketchup, qui se tiendra à Québec à partir du 12 avril dans le cadre du FBDFQ, pour célébrer les trente ans du personnage. Par la même occasion, La Pastèque lance simultanément le tome 5 de la série «Le Couteau aztèque» et le tome 1 de l'intégrale, regroupant les trois premiers albums.

samedi 3 mars 2012

Chalanesque

Il y a dans cette case une dynamique particulière qui me fait penser, je ne sais pas trop pourquoi, à Yves Chaland, surtout dans le personnage au premier plan. Si je poussais au-delà de cette parenté lointaine pour aller carrément jusqu’au pastiche, ça donnerait ceci :

On remarquera l’effet de style créé par la position particulière du pied droit, typique de Chaland, anatomiquement impossible, mais néanmoins plaisante.

vendredi 10 février 2012

vendredi 3 février 2012

Le Sexe des anges (Stairway to Heaven)

Le comité d’accueil pour les candidats à l’embauche au Théâtre de la Nature d’Oklahoma est formé de jeunes filles jouant de la trompette costumées en anges. Parmi elles, Karl reconnaît, juchée sur un haut piédestal, une amie à lui prénommée Fanny. Entrouvrant les plis de sa longue robe, qui dissimule l’échelle, celle-ci l’invite à grimper la rejoindre pour faire un brin de causette.
Dans le roman à la première lecture, la scène, bien que bizarre, peut paraître innocente et presque anodine. En la dessinant toutefois, l’allusion sexuelle apparaît de façon un peu plus transparente, surtout quand on sait dans quelles circonstances Karl et Fanny se sont d’abord rencontrés (dans l’album, pas dans le roman).
Voir sur le blog : «Pianiste dans un bordel», 31 octobre 2011.

dimanche 29 janvier 2012

Dernière page : un aperçu

La page 158, qui est la dernière de l’album et qui ne compte qu’une seule case, montre le train menant Karl vers le Grand Théâtre de la Nature d’Oklahoma, à travers un paysage allégorique, un peu sous le thème «Go west young man».
Bien sûr, la page n’est pour le moment qu’à l’état d’esquisse et j’en ai encore plusieurs à terminer avant celle-là, mais ça commence à ressembler à de la lumière au bout du tunnel.

jeudi 26 janvier 2012

Comment agrandir un hippodrome

Au moment d’encrer la première case de la page 145, montrant une vue panoramique de l’entrée du champ de courses de Clayton, j’étais face à un dilemme : d’un côté, le dessin ne me satisfaisait pas pleinement ; de l’autre, comme j’y avais mis passablement de travail, je n’avais aucune envie de le recommencer. Le dessin en lui-même n’est pas mauvais du tout et plutôt bien construit. Le problème était plutôt d’ordre scénographique : c’est l’échelle du bâtiment qui n’allait pas. Alors que le récit demande un lieu très vaste, voire démesuré, j’avais tout au plus l’équivalent d’une grosse école primaire.
Afin de donner à l’édifice des dimensions plus importantes sans avoir à le redessiner, j’ai d’abord encré le dessin tel quel, pour ensuite le trafiquer sur Photoshop, en recomposant et en modifiant l’échelle relative des différents éléments, tout en préservant la perspective. Ça n’a pas été sans mal, mais je crois que ça fonctionne. Ce n’est pas le stade Olympique, mais on a quand même ici un hippodrome de belle taille.
Sur l’enseigne au premier plan, on aura peut-être noté la position invraisemblable des deux chevaux galopant. Avant l’expérience photographique de Muybridge (1878), les artistes les représentaient ainsi, les quatre pattes étendues. Muybridge a démontré que c’était impossible. Je les ai quand même dessinés de cette façon, puisqu’il s’agit d’une vieille enseigne.

samedi 21 janvier 2012

Rien que les fous qui changent pas d'idée

Contrairement à ce que j’affirmais dans le message précédent, l’effet est nettement meilleur si je fais déborder hors cadre de chaque côté du dessin le groupe d’anges trompettistes, ce qui implique un nombre indéterminé, et beaucoup plus élevé, de figurantes.
En regardant l’image, je crois presque entendre la musique. Mais quelle musique ? Kafka dans le roman parle d’une totale cacophonie. Pour ma part, je me plais à imaginer plutôt du Gustav Malher, plus précisément la Symphonie #2, dite «Résurrection», où les cuivres dans certains passages du 5e mouvement suggèrent les trompettes du Jugement dernier.