lundi 23 août 2010

La Connaissance dans le Jello

Pour ma documentation visuelle, j’utilise le plus souvent Internet, comme tout le monde. Mais il m’arrive aussi de puiser dans ma boîte aux trésors et mes souvenirs personnels.

Quand j’étais petit, on trouvait en prime dans les paquets de Jello des jetons à collectionner. Il y a eu une série sur les joueurs de hockey, une autre sur l’histoire de l’aviation et une autre sur l’automobile.

Nous étions sans doute de grands consommateurs de Jello, car j’avais amassé ne collection assez importante de jetons (sans doute la seule chose que j’ai jamais collectionnée). Je ne sais pas ce que sont devenus les joueurs de hockey (ça vaudrait sans doute une fortune aujourd’hui), mais j’ai conservé les avions et les voitures, qui me servent encore aujourd’hui.

Les séries étaient classées chronologiquement, les jetons rouges correspondant à la décennie 1910-1919, celle qui m’intéresse pour L’Amérique ou le Disparu. Les modèles représentés dans la BD correspondent à peu près, mais ne sont pas des répliques exactes de modèles en particulier. Je ne suis pas maniaque à ce point.



lundi 16 août 2010

Rien à cirer

Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps à discuter de choses qui ne m’intéressent pas, mais je fais aujourd’hui une exception. J’ai vu au cinéma la bande-annonce de Resident Evil :afterlife. Je n’irai certainement pas voir le film.

Ça ressemble à un gros jeu vidéo pour adolescents attardés et à un catalogue d’effets 3D. Et le 3D, j’en ai rien à cirer. Je ne vais pas jouer au prophète et affirmer de façon catégorique que c’est une bébelle sans avenir. On a dit la même chose du téléphone, de l’automobile, du cinéma, de la télévision et de l’ordinateur personnel. Sauf que le 3D, ça fait depuis les années 50 qu’on essaie de nous l’imposer. Alors...

Si vous êtes en mal de sensations fortes, allez à la Ronde. Moi, les films bourrés d’action et d’effets spectaculaires, ça m’endort la plupart du temps. Ce n’est pas un préjugé d’intello, c’est physiologique. Ça me déprime un peu de voir que le cinéma va de plus en plus dans cette direction et que tant de gens embarquent (on pourrait dire la même chose de la BD, mais c’est un autre débat). Il me semble qu’on régresse. Question d’âge et de génération ? Peut-être.

Toutes mes excuses à ceux qui aiment ça, ce ne sont pas tous des abrutis. Allez-y si ça vous chante. Ce n’est pas là qu’on va se rencontrer.

Sauf que ce serait bien si personne n’allait voir le film. On verrait peut-être un peu moins de Resident Evil et un peu plus de bons films. Mais je rêve...

jeudi 22 juillet 2010

Rituels

J’ai pris l’habitude de tenir un décompte précis de l’avancement des travaux sur l’album, engendrant ainsi un système de rituels compulsifs un peu maniaques et totalement inutiles. C’est peut-être parce que le travail m’est pénible et que j’ai hâte d’en venir à bout, peut-être aussi par simple anxiété.



À l’échelle de l’album entier, il y a le tableau où je tiens le registre des étapes complétées en noircissant des petits carreaux, qui deviennent en quelque sorte mon salaire, ma récompense (on pourra comparer avec le même tableau affiché sur le blog en date du 25 avril 2009 et constater ainsi à quel point le projet avance lentement).



Pour chaque page, j’inscris dans la marge de petits numéros pour classer chaque case par ordre de complexité, le chiffre un correspondant à la plus simple. J’arrive donc à un coefficient de 21 (1+2+3+4+5+6) pour un page de six cases, de 28 pour sept cases et ainsi de suite. Cependant, en règle générale, moins une page compte de cases, plus elle est longue à dessiner.



Enfin, pour les cases particulièrement élaborées, je dresse une liste des différents éléments à dessiner, en attribuant à chacun un nombre proportionnel à son importance. Le même système peut s’appliquer également au crayonné et à l’encrage.

En dépit de ce souci quasi obsessif de l’ordre et de la classification, mon atelier est par ailleurs un bordel innommable. L’être humain est fait de contradictions.

Je crois qu’il est plus que temps pour moi de terminer cet album, avant de devenir complètement gaga.

mercredi 21 juillet 2010

Fond de tiroir

En fouillant dans mes papiers, j’ai ressorti des oubliettes un projet inédit de série BD dont on voit ici la première case.

En 1995, après la disparition de CROC, nous avons été approchés, Pierre Fournier et moi, pour collaborer au magazine Safarir. Après quatre épisodes de Michel Risque et un autre de Red Ketchup, un peu plus tard, l’expérience a tourné court. Nous leur avions également proposé à l’époque un autre projet de série. Il s’agissait d’un mélange de SF et de polar, mettant en vedette un détective privé du futur ainsi que quelques personnages semi-animaliers, dans des histoires avant tout carrément débiles. Nous avons scénarisé un premier épisode, que j’ai dessiné en partie et nous avons soumis le projet à la rédaction de Safarir, qui n’a jamais daigné manifester le moindre intérêt.


Le dessin ci-dessus, qui n’a été vu par à peu près personne, date donc d’une quinzaine d’années, mais la mise en couleur est toute récente.